" ..... C'est l'époque de la fusion des usines de Vallérysthal et de Portieux, vieille verrerie des Vosges dont la fondation remonte à 1721*. Cette dernière a commis aux environs de 1880 d'innombrables objets en pâte de riz d'une touchante hideur : coquetiers, petites corbeilles de vannerie, mains tenant un cornet, poules de toutes dimensions et de toutes couleurs, souvent peintes à froid. Décolorés, ébréchés, ils achèvent leur modeste carrière parmi le bric-à-brac de la foire aux puces. La plupart de ces objets sont signés Portieux ou Vallérysthal. On peut les voir ainsi que bien d'autres encore alignés sur une étagère du magasin de la rue de Martel.... Vases vieillots, frères de ceux qui ornent encore les autels des églises de campagne et les parloirs des couvents de province.
Certes, l'usine de Vallérysthal a fait beaucoup d'opaline ; peut-être pour le bon renom de cette dernière, eût-il mieux valu qu'elle en fît moins ? ".

* la date est erronée: il s'agit de 1705.

Yolande Amic, L'opaline française au XIXe siècle, Paris, Librairie Gründ,1952.

La France par l'importance de sa production et l'inventivité de ses verriers souvent copiés à l'étranger, a une place importante dans le monde de l'opaline de foire.

La majorité des objets présentés ci-après sont d'origine française.

ORIGINE DU LOGO SV.

Après des décennies d'interrogations, de suggestions, parfois même d'affirmations, où l'on nous proposait comme explication des initiales SV soit :
Société Vallérysthal, Sarrebourg Vallérysthal, Saint Vaubert, Val-Saint-Lambert... , la découverte par des chercheurs collectionneurs de plusieurs catalogues dans lesquels nous reconnaissons les articles ainsi estampillés, met fin aux débats du passé.
L'amateur de verre moulé ancien sait que le nom de la verrerie correspond fréquemment à celui de la commune qui l'accueille, indication géographique que l'on retrouve dans les raisons sociales telles que :
verreries de Bayel, cristalleries de Baccarat, verreries réunies de Vallérysthal et Portieux, verreries et cristalleries de Saint-Denis, verreries de Meisenthal etc.
Seulement ici, Ernest Schmid, propriétaire et dirigeant des verreries de Vannes-le -Châtel a choisi l'abréviation de " Schmid verreries ", SV, comme sigle de marquage de ses produits manufacturés.

Extrait du catalogue de présentation de (env.) 1931.
Cf. la salière « tournante » en 4.16 et la salière « trèfle » en 4.28.

Au fil du temps, les articles marqué SV présentés dans le site, retrouveront leur désignation.

Extrait du catalogue SV de (env.) 1931.
Cf. le beurrier " Tortue " en 2.22.